oct 04 2008
Nos amis les banquiers
Je n’ai jamais porté les gens de la finance dans mon coeur (voir ici, là, la, la aussi et surtout ici).
Banquiers, financiers, analystes financiers… tout se petit monde regroupé dans un secteur qui domine le monde, donne le rythme des économies.
Depuis pas mal de temps déjà, je considère donc les banques comme des apprentis sorciers, imbus de leur personne (je parle des entreprises et du discours que doivent tenir leurs employés) et dont le QI s’approche de celui des poissons rouges.
Une fois de plus, ces connards nous ont donc foutu dedans.
Voilà, le mot est lâché et j’ai la faiblesse de croire que je suis loin d’être le seul à attribuer ce qualificatif presque trop sympathique : une grosse bande de connards.
Le système financier auto-régulé promettant monts et merveilles, je sais pas pour vous mais moi j’en suis revenu depuis un sacré bout de temps.

La mémoire de poisson rouge des financiers, leurs cris de jeunes vierges effarouchées au moindre nouvel incident mondial, leur espèce d’incapacité à comprendre le fonctionnement d’une économie sur le moyen et long terme sont incroyables.
Fut un temps j’avais même acheté des actions : je suis revenu à leur valeur de 2002… un livret A m’aurait bien plus rapporté. Des conneries.
A une certaine époque on m’a fait comprendre qu’il fallait des décisions de commissions de monsieurs très importants (= payés à montrer qu’ils l’étaient) pour m’accorder un prêt de 13.000 € pour une voiture ; et ce parce que j’étais chef d’entreprise et donc potentiellement insolvable, alors que je n’avais aucun prêt en cours et de quoi la payer cash si je l’avais souhaité.
Dans le même temps, les banques ont englouti des milliards en spéculant sur des marchés cycliques, connus en tant que tels et qui donc par définition leur serait revenus en pleine face et sans aucune garantie réelle sauf celle de foutre des économies entières dans la merde alors qu’elles fonctionnent très bien sans elles.
Quand je repense à l’expression du visage de mon banquier alors, presque offusqué que je ne comprenne pas le risque que je représentais, alors que ses collègues jouent avec des milliards dans le bureau d’à côté qu’ils sont sûr de perdre tôt ou tard… je me dis que le dixième du 5ème du quart de la moitié du tiers de cet argent aurait conforté l’activité économique de ma boîte pour 10 ans, et créé des emplois stables plutôt que d’en détruire par centaines de milliers d’un coup.
Cet été, nous étions 6 associés à monter un business, nous avons vécu un véritable scénario hallucinatoire pour trouver une banque… là aussi les regards suspicieux des banquiers nous ont toisés, on sentait bien que nous étions des dangereux avec nos 12.000 euros de capital.
A oui mais voilà… ce n’est pas le client qui est au centre du dispositif, c’est la rentabilité. Erreur grave : une économie à l’envers ou importent peu les desideratas des clients, dès lors qu’il paye suffisamment pour préserver (que dis-je) augmenter le résultat net… car une hausse seulement modérée ferait chuter son action en bourse et obligerait la boîte à virer du monde.

Mieux vaut miser des milliards sur des spéculations qui empêchent des continents entiers de bouffer à leur faim, que de se concentrer sur l’économie réelle.
Et aujourd’hui on y est de nouveau, dans la merde, et encore une fois par la faute à qui ? Par celle des apprentis sorciers, qui en plus font payer la note de leur incompétence à des états entiers : trop facile.
A côté de cela, des entreprises, des vraies, essayent de faire du business, du vrai, mais pas avec de la poudre aux yeux. Elles aimeraient employer plus, payer mieux, se développer mais voilà, ces cons de financiers ont encore une fois détraqué la machine et les entrepreneurs serrent les fesses pour 3 ans à nouveau. Chouette non ? On avait besoin de ça.
Et après ça, les banques veulent restaurer la confiance des clients ?
Et bein vous savez quoi les banquiers, allez vous faire foutre à jamais. Vous ne méritez que le mépris et la méfiance…
Puisque vous avez fait mumuse alors que vos capacités intellectuelles n’étaient pas à la hauteur, vous ne méritez pas les pouvoirs conférés par cet argent qui vous crame les doigts.
Un grand pouvoir entraîne de grandes responsabilités : les financiers, avec leurs capacités mentales insuffisantes se sont trompés de responsabilité, on ne parlait pas de celles qu’ils ont envers leurs seuls actionnaires.
Je ne peux que encourager chacun des lecteurs de ce blog de se rappeler une bonne fois pour toutes à qui ils ont affaire : à des fournisseurs, et à agir en fonction.
Au pied, à la niche le banquier, t’es trop con pour décider tout seul.
Faisons leur ressentir le mépris qu’ils méritent, sortons nos économies des comptes, retirons leur visiblement notre confiance ; que cela remonte à des étages ou l’on a oublié que tout en bas il y a des clients qui permettent que le système entier fonctionne : des particuliers, des entreprises.
Je sais c’est utopiste… nous devrions continuer à nous laisser fourrer, ils vont bien trouver quelque vaseline pour que ça passe.
Moi en tout cas, c’est non :



Tu crois qu’il a compris mon message le banquier là, avec des images ? c’était assez clair pour lui ?
Non parce que tu sais cher lecteur, un banquier, ça a un p**** de pois chiche dans le crâne et ça comprend pas les choses trop compliquées hein.

Encore une fois je n’ai pas pu me retenir, et j’ai été obligé d’utiliser des mots un peu trop expressifs.
Désolé cher lecteur
Quelle tirade
Le hic, c’est que dans le même sac tu peux mettre tout un tas de spécialistes qui maîtrisent un sujet hors de portée du commun des mortels. Avocats, notaires, garagistes, dentistes, opérateurs téléphoniques… et même, parfois, certaines agences de com/web (pas la mienne heureusement)
Cela dit tous ne sont pas à mettre dans le même panier. Mais pour rejoindre ton avis, il est clair que même les meilleures volontés du monde parmi nos amis banquiers (17.30, c’est plus l’heure monsieur) sont adossées à un système tellement énorme, tellement décentré du client que l’espoir est bien faible…
La microfinance ? Mouais, à voir…
Bon courage pour la suite en tout cas
Je vais vous raconter une petite histoire très sympa : j’ai créé une SARL avec un associé, spécialisé dans l’impression numérique grand format (déco voiture, bus, bateau, etc). La banque populaire nous a accompagné dans ce projet par un financement en besoin de fonds de roulement et un crédit bail, bref nous en avons signé pour 50 keuros de caution (sachant que nous n’avons aucun bien ni aucune épargne). Au tout début, nous avons connu de grosse difficulté financière, l’activité ne fonctionnait pas comme prévu, Mr C, notre conseiller nous octroie une autorisation de decouvert de 30 keuros (CA mensuel de la société 10 keuros). Autant vous dire qu’un montant comme celui là ça se paye et très cher!
L’année suivante, nous fonctionnions toujours avec cette autorisation de découvert, le directeur décide de nous rejetter des chèques, et il nous appelle en nous spécifiant qu’il a une solution pour nous « l’affacturage! » Nous voilà en rendez vous avec le directeur de l’agence de Brest qui nous dit : » de toute façon, vous n’avez pas le choix, il faut prendre la solution proposer par natixis factor! » …. Ne serait pas de la vente forcée????
En Septembre : Crise financière oblige, élargissement des conditions de refinancement sur les marchés pour les banques, conclusion : on coupe les vannes, on régularise tous ces petits découverts à gauche à droite! Et nous voilà avec une autorisation de Découvert supprimée. Je fais tout de suite appel aux médiateurs du crédit afin qu’il nous trouve une solution.
Autant vous dire que Mr C et Mr V de la banque populaire n’ont pas du tout apprécié la plaisanterie : aucun humour ces cons de banquiers!
Notre dossier est accepté dû aux bons résultats de L’Atelier Numérique en 2008. Sauf que la crise financière impacte l’économie et que nous sommes très touchés.
Nous réussissons à maintenir le cap et honorer nos règlements jusqu’en juillet où nous ne travaillons quasiment pas. Deux loyers de crédits bails ne passent pas sur le compte, Mr C « mon cher conseiller » me refuse des prélèvements de 30 euros pour mieux débiter mon compte de 15 euros de frais. Et lorsque vous lui demandez des explications : le compte ne présentait pas la provision nécessaire!
Ah oui, j’ai oublié de vous mentionné une chose, c’est qu’à partir du moment où Oséo vous aide pour un crédit de restructuration : vous n’avez plus aucun droit à découvert et en plus de ça votre banquier ne vous parle plus! Ba oui, il a pas aimé le banquier que l’Etat l’oblige à sauver les petites merdes d’artisans comme nous!
Aujourd’hui, le 7 décembre, mes loyers d’aout et septembre ne sont toujours pas régularisés et personne n’avait l’air de s’en soucier, alors bête et honnête, je propose une solution de règlement en plusieurs fois surtout que les loyers suivants ont bien été prélevés. Réponse de la banque : Non, c’est maintenant qu’il faut régulariser!
Sauf que je n’ai pas la trèsorerie nécessaire pour régulariser tout en une seule fois.
Et c’est en voulant faire le virement de salaire de mon apprenti, que mon site internet me renvoie comme message : virement impossible, prenez contact avec votre conseiller! OK : j’appelle Mr C : Il faut régulariser vos loyers de crédits bails!!!!!
ALORS????? comment rester calme devant un espèce d’abruti pareil!
Je décide d’envoyer un mail à la personne de la Banque de France qui m’avait aidé lors de la médiation. Suite à cela, il m’appelle en me disant qu’il ne faut pas que je perde le contact avec mon conseiller, qu’il faut que je l’appelle et lui propose des solutions……. MMMMMooooouuuuii ……….. Parfait encore un appel qui ne m’aura servi à rien!
Conclusion : L’Atelier Numérique va avoir 3 ans, la banque Populaire a gagné plus d’argent que moi sur ma propre entreprise!!!!
Ca c’est sûr : ils ne sont pas populaire sans raison!
oui Sam, toi aussi tu as bien compris, on t’agite une carotte sous le nez, avant de te la carrer dans le cul.
Je te souhaite bon courage, c’est aussi ça la vie d’entrepreneur, tenir le cap dans les bourrasques. Faut y croire surtout quand c’est dur, se bagarrer encore.
Ne crois pas que ces ptites bites d’employés de banque auraient jamais les couilles d’affronter le gros vent et les risques, eux.
Bien planqués dans leur petit bureau de merde, avec leurs petits stylos publicitaire de merde, et leurs beaux discours bien puants, ils réajustent leurs cravates après que tu sois sortis de leur bureau… et ils pensent que c’est toi le con : t’aurais mieux fait d’être employé comme eux, à écarter les fesses devant un chef de service minable à longueur de journées.