août 12 2008

Campagne Amnesty International - JO de Pékin

Publié par fred à 10:24 dans la catégorie pub

Voilà plusieurs mois que le buzz se fait autour des JO de Beijing.

Avec les cris des uns, les gémissements des autres et la réputation du gouvernement chinois, une chose était sûre c’est qu’il y aurait des débordements.

Entre les expulsions, la violence et les restrictions, la population chinoise en a pris plein la gueule, et les médias l’ont diffusé (reconnaissons-le).

Puis, à peine arrivés sur place, les médias se sont vus privés d’internet et là ce fut enfin le tollé général.

Et puis ?


Aujourd’hui que la compétition a commencé, les médias diffusent les images des sportifs à tour de bras… le public les ingurgite… bref tout va bien, il ne s’est rien passé.

Au milieu de tout ce fatras, certains s’agitent encore pour rappeler au monde que le pays organisateur de ces JO reste un état ou le mot liberté ne se conjugue qu’en chuchotant.

Amnesty International a toujours été un organisme dénonciateur des régimes liberticides. Ses campagnes choc ont systématiquement été d’une terrible efficacité.

Pour l’occasion des jeux olympiques de Pékin, Amnesty International n’a pas loupé l’occasion avec une série d’affiches “punchy”, dont certains ont été néanmoins auto-censurées car ne reflétant apparemment pas l’esprit souhaité pour la campagne.

Voici ces affiches officielles (réalisation TBWA World) :

(cliquez pour agrandir)

et celles auto-censurées (réalisation agence TBWA France)

Il est vrai que le rattachement à l’idée de sport est moins visible sur ces 3 dernières affiches que sur les précédentes.

Aux dires de certains, les internautes chinois appellent (soit-disant ??) au boycott des produits pour lesquels les agences TBWA gèrent les campagnes pub… après avoir appelé au boycott de la France après le coup de la flamme olympique (qui s’est passé dans chaque pays du monde).

Dans quelques jours, les jeux olympiques de Pékin se termineront… la chape de plomb se rabattra sur la population, la pollution continuera de se développer, et la Chine de mettre la pression sur le monde.

Joyeux mois d’août à toutes et à tous !

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3 commentaires dans “Campagne Amnesty International - JO de Pékin”

  1. lOlA2luxele 12 août 2008 à 12:07

    Ca fait presque 8 ans que la Chine a commencé à faire pression sur le monde et grâce à qui ?!?
    Aujourd’hui, les grands de ce monde sont placés publiquement face à leurs responsabilités, à tout ce qui s’est tramé discrètement et aveuglément dans le dos des peuples. On comprend que les Chinois ne prennent pas bien le fait que les gouvernements leur tournent le dos maintenant, toute cette mascarade pour satisfaire à l’opinion des peuples ! Hypocrites ! Quand on nourrit un chien enragé, il faut s’attendre à ce qu’il vous morde aussi.
    Alors la campagne TBWA que tu montres sur le deuxième plan, est complètement à côté de la plaque. Elle ne cible pas le problème, il est ailleurs.
    Combattre la violence en simulant des scènes de violence, je vois pas ce qu’ils veulent susciter comme ‘bonne’ réaction. En quoi pouvons-nous nous vanter que notre régime est plus digne que le leur ? Ce n’est pas parce que nous vivons dans des démocraties que ça nous donne le droit de tout dire n’importe comment et à n’importe qui. Les gens ne savent plus comment se servir de leur liberté, c’est affligeant.
    Je préfère nettement le message que Lancia et Richard Gere ont fait passer dans leur dernière campagne, une action constructive qui tire vers le haut au moins.

  2. fredle 12 août 2008 à 13:00

    Les campagnes d’amnesty international sont basées sur la dénonciation.

    Les seuls à pouvoir réagir officiellement sont les politiques, on a vu le résultat.

    Les seuls à pouvoir déclencher des mouvements de fond dans le monde entier sont les médias, ce qui a été fait pour récupérer une connexion partielle à internet au début des JO.

  3. lOlA2luxele 12 août 2008 à 21:13

    Croire que les médias détiennent à eux seuls le pouvoir de déclencher des mouvements de fonds en simulant des scènes de violence est une manière bien indigne de défendre les valeurs d’une démocratie.
    Dieu merci, nous n’avons encore jamais vu de journaliste simuler en image, la dernière scène d’assassinat aux faits divers pour dénoncer au public ce qu’est un crime barbare, ni un procureur nous confier les images d’un homicide ou d’une agression.
    Et pourtant, ils en auraient de bien pire en stock à nous montrer pour dénoncer la cruauté des hommes qui abusent de leur pouvoir.

    Il y a média et média, journaliste et agence de communication. La déontologie du métier fait la différence, heureusement. Je crois aux valeurs d’une démocratie, c’est cela qu’il faut transmettre à ce genre de régime.

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